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J'ai
connu un amour |
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On
s'était fait une salade de riz, on s'était muni
d'une glacière que
l'on avait remplie de bières. Elle était
passée un matin de juin pour me prendre, sans
téléphoner. Je prennais un café,
assis à la table de la cuisine, quand
elle a frappé sur la porte. Elle voulait se balader, elle
voulais que je vienne. «J'aimes bien ta jolie robe
blanch» je lui ai dit. «Je
l'ai mise pour toi, »
elle m'a repondu, souriante,
débordante de santé et de jeunesse.
Il faisait
chaud, et on roulait vite
pour faire du vent. Le plantains faisaient comme un tunnel. . .
tantôt la bagnole était pleine de
lumière dont les rayons jouait
sur son visage, tantôt elle était sombre pendant
que une colonne
d'ombre nous abritait du soleil. Elle voulait une bière.
J'en ai
entamé une. On écoutait du raggae et on fumait de
la beuh.
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De
village en village on poursuivait notre chemin au rythme
me
des bières,
des cigales, du temps et de l'amour. «
Je sais même pas ou on va. » M'a-t-elle
dit.«
On s'en tape » je lui ai répondu, et elle m'a
regardé du coin des
yeux, en souriant. Je me suis penché pour lui embrasser. On
s'embrassait, en regardent la route et nos yeux en même
temps. Je sentais la bière
et la fumée et je l'avais sous la main et je lui carassais
la jambe, de
plus en plus haut, tandis que les chemins, parfois non-munis de
pavés,
nous endiguaient vers les coins les plus lointains et solitaires.
Si
je
regardais autour de moi, je voyais un ciel très
bleu, les montagnes, et arbres et les champs bleu-grisatres du luberon
en
été, quand le vert se fait rare. Mais,
j'avoue, c'était difficle de ne pas la regarder, ma belle
aux cheveux obscures, aux grandes yeux sombres, à
la peau couleur du soleil le matin.
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On a
garé la voiture au bord d'un champs. A pied, on est
monté sur une petite colline, au sommet duquel poussait des
oliviers. Il y avait personne, et on était bien
planqués derrière les arbustes. Après
avoir
étendue un couverture, et passé du temps
détendue
sous les rayons du soleil, elle est venue vers moi. Sous l'olivier, il
faisait chaud. Je luis ai soulevé la robe. . .
elle l'a retirée. Nue, sur la couverture, je l'ai prise dans
mes bras. En faisant
l'amour, elle m'a
serré fort contre elle.
Je me souviens encore
très bien de son regard quand elle avait joui. Elle me
regardait droit dans les yeux, bien qu'une mèche de ses
cheveux était collé par la suer à son
front. Quand j'ai joui, moi, je me suis baissé la
tête
pour mettre ma joue contre la sienne.
Tout près
de mon
oreille, elle
a chuchoté: « Maintenant, tu peux dire que t'as
baisé une
petite française. » J'ai retenu surtout la
chaleur et la lumière
de cet
été toride.
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